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vol au-dessus des nuages pour rejoindre les grands-parents, un déjeuner avec d’autres pilotes à un aéroport local. Ou simplement une soirée à l’aéroport pour nettoyer Roméo en regardant au loin les autres faire des circuits. Je n’ai eu que peu pour ne pas dire pas d’exposition à l’aviation quand j’étais enfant. Mes deux enfants ont été beaucoup exposés, pourtant aucun intérêt à apprendre à piloter. Dans ma famille, je suis la seule à avoir développé un intérêt à piloter. Je crois que l’exposition à diverses possibilités de carrière ou d’oc- cupations de loisir est importante. Plus nous touchons à plusieurs intérêts et plus nous risquons de trouver notre passion, ce qui nous anime et rend la vie plus belle. Jérémie et Rosalie sont les deux aussi des passionnés, mais pas en rapport aux avions. En janvier 2020, j’ai vendu mon cher Cessna 150 avec lequel j’ai eu plusieurs centaines d’heures de plaisir et de bons souvenirs. Avant de lui dire adieu, j’ai demandé à mon f ils de 15-16 ans à ce moment s’il était certain de ne pas être intéressé à apprendre à piloter. J’ai un avion, je suis instructrice de vol, tu n’as qu’à payer l’essence et y mettre l’effort. Sa réponse fut empreinte de con- f iance : « C’est ta passion, maman, j’aime bien aller voler avec toi, mais je ne veux pas apprendre. » C’est habituellement une histoire qui choque mes étudiants quand je leur raconte — autant les hommes que les femmes. Pourtant tous les goûts sont dans la na- ture comme certains disent. Je crois avec certitude et passion que la petite aviation (general aviation) a un rôle crucial à jouer dans l’exposition des jeunes et moins jeunes au monde de l’aviation. Le pilotage, oui, mais aussi à tous les autres métiers : mécanique, avionique, contrôleur/e aérien, ingénieur/e aérospatial, astronaute, avocat/e d’aviation, inspecteur/trice, etc. Les RVA, pilotes d’un jour, les spectacles aériens, les visites à l’aéroport avec un ami de la famille qui est pilote, et autres. Ce sont ces petits et grands gestes qui font découvrir ce monde qui en passionne plusieurs. Ce sont ces efforts soulevés par une foule de bénévoles qui inspirent la relève de demain. Bravo à tous ceux qui s’impliquent à leur façon. Je n’ai pour l’instant plus accès à un avion pour voler à ma guise, donc mes enfants ne se font plus solliciter pour venir voler avec maman. Ils ne m’en parlent pas non plus. Je me rappelle d’un souper, il y a plusieurs années, où il y avait une superbe météo en soirée et j’ai demandé qui voulait venir se balader en avion avec moi. Ils se sont tous regardés sans dire un mot avec le regard qui voulait dire : « Qui se sacri f ie ce soir ?» Haha ! Un jour mon tour reviendra de voyager un peu partout pour le plaisir, avec ma famille ou des amis. En attendant, je suis reconnaissante de pou- voir continuer d’exercer mes privilèges d’instructrice de vol pour une sixième année consécutive et d’initier d’autres nouveaux pi- lotes au bonheur du miracle du vol ! Un pur plaisir. • Volume 38 Numéro 3 34
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