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• Volume 38 Numéro 3 33 7332 Les enfants ne sont pas tous pareils - Inspirons la relève Nathalie Fortin, instructrice classe 2, fortin.nathalie@gmail.com Où avez-vous été inspiré à vous intéresser à l’aviation ? Qu’est-ce qui a allumé votre passion pour l’aviation ? Nous avons tous une histoire de ce qui nous a ouvert les yeux à nous impliquer en avi- ation, comme pilote, ou autre. Une chose est certaine : une expo- sition, autant petite est-elle, aide. Je suis certaine que je n’étonne personne en écrivant que les en- fants ne sont pas tous pareils. Au f il des années, d’autres pilotes, ou mes étudiants, me demandent si mes enfants sont pilotes aussi ou s’ils ont un intérêt à apprendre à piloter. Mon f ils a 19 ans, et ma f ille a 15 ans. J’ai enseigné à plusieurs de cet âge. La réponse : non, ils n’ont aucun intérêt à piloter. Du moins, pas encore, et je n’ai peu d’espoir que ça ne change. Si ma mémoire est f idèle, ils avaient 3 et 7 ans quand je les ai ap- portés en Cessna 172 pour leur première expérience de vol. Un vol très court, un circuit, avec une tempête de neige qui s’est pointé le nez et a écourté nos plans. Ça a bien fait au f inal. Il vaut mieux garder le vol court. J’étais une toute nouvelle pilote PPL. Je venais de passer mon test en vol, et j’étais excitée d’en f in pouvoir partager avec ma famille cette passion que j’avais découverte. En plus, j’étais un peu (beau- coup) une maman poule sur les bords. Je les avais bien installés sur la banquette arrière avec casques d’écoute, couvertures et sac plastique au cas où. Une GoPro a capturé ces moments précieux. Le résultat fut très drôle à regarder (la photo d’entête en est un extrait). J’étais travailleur autonome en informatique avant de découvrir ma passion pour l’aviation. Mes enfants ne se rappellent pas de mon autre vie. Tout ce qu’ils se rappellent c’est leur maman qui aime les avions et piloter. Quand ils étaient à l’école primaire, j’avais mon avion — un Cessna 150 affectueusement appelé Roméo — et ils voyaient ça comme tout à fait normal. Pour eux, toutes les mamans étaient pilotes et avaient un avion. À l’opposé, je ne me rappelle que très vaguement d’avoir été à un spectacle aérien à l’aéroport de Maniwaki quand j’avais environ 7 ans et ensuite je n’ai plus de souvenirs d’avoir même vu un avion avant le début de ma trentaine. Mes enfants ont baigné dans ce monde en parallèle. Ils m’ont vu étudier pendant des heures, leur raconter mes histoires, surtout voir mes yeux pétillants, venir avec moi en vol pour se balader alentour ou pour un vol-voyage. J’ai amené mon f ils en avion-camping dans la brousse québécoise, ma f ille au zoo ou à l’hôtel pour un weekend spécial mère- f ille, un

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