V28N2
• Volume 38 Numéro 2 31 7332 Parlons de formation, perfectionnement… et plan d’entraînement personnel ! Aviateurs.Québec, photos : Nathalie Fortin, Springs Aviation, Gilles Lambert Vérification de compétences, mise à jour de compétences, f ormation, programme d’auto f ormation, per f ectionnement sont tous des ter- mes que le pilote est amené à aborder un jour ou l’autre. La pandémie aura eu ça de bon : rendre disponible tout plein de for- mations, en virtuel, peu importe où l’on se trouve sur la planète. Les associations, les écoles, et même Transports Canada se sont mis la main à la pâte pour rejoindre le plus grand nombre de pi- lotes pour offrir des formations ou du perfectionnement. Ainsi donc est apparu du nouveau vocabulaire de formation : webinaire, Zoom, Google Meet, Skype, Messenger… Que ce soit pour rencontrer ses obligations légales du RAC ou pour se perfectionner, l’objectif demeure le même : la sécurité aérienne. Maintenant, même s’ils partagent tous le même objectif, on doit avouer que quand on va chercher une formation par nous- mêmes, versus assister à une mise à jour obligatoire, notre ap- proche peut-être un peu différente. Je dirais surtout que les minimums ne sont que ça : un minimum qui n’assure pas que nous soyons au maximum de notre ef f icacité et, surtout, au top de la sécurité. Nous évoluons dans un milieu qui n’est pas naturel à l’Homme. Si, lors d’une marche, on est fatigué : on s’assoit. Si pendant une course on a une crampe, on se repose. Si notre auto tombe en panne, on s’arrête. Mais si notre avion a un pépin ou si on rencon- tre un pépin en vol, comme de la mauvaise météo, nous n’avons pas le loisir de mettre sur pause. Il faut agir ! Et c’est ce temps de réaction, cette préparation à tout événement, qui va assurer notre survie. On doit être prêt ! Mais comment ? Avec la formation. Celle que vous avez reçue initialement. Celle que vous continuez d’avoir. En lisant. Les rapports d’accidents, les aventures d’autres pilotes. En se perfectionnant. Via des webinaires, des séminaires, des con- férences ou via les milliers de vidéos d’entraînement disponibles. Tout est là pour vous. Même en pandémie. Ce qu’il faut ajouter, c’est la volonté de faire plus. En effet, si on s’en tient qu’au minimum du RAC et nous faisons, en tant que pilote privé, un séminaire de mise à jour aux 24 mois ainsi que les posés-décollés requis, on a la fausse impression qu’on est prêt. Mais on est tellement loin de là ! Combien parmi vous avez un horaire d’entraînement personnel ? Vous savez, celui où on se dit : tiens, ça fait longtemps que je suis allé pratiquer du vol lent et des décrochages ? C’est quoi donc ma vitesse de plané ? Ou encore : est-ce que c’est dans l’atterrissage de précau- tion qu’on doit réchauffer le carburateur aux 500 pieds ou est-ce dans l’atterrissage forcé ? Vous venez de réaliser qu’il vous faut un plan ! Un plan d’entraînement personnel. Oui, oui, comme au gym. D’ailleurs vous vous ennuyez du gym, alors on va faire d’une pierre deux coups. Nous avons un des rares privilèges que de pou- voir piloter. Nous allons être à la hauteur et nous entraîner ! Votre plan devrait être adapté à votre situation personnelle : volez-vous chaque semaine ? À chaque mois ? 3—4 fois par année ? Moins vous volez, plus les procédures sont loin et facile- ment oubliées et moins les ré f lexes sont aiguisés. Vous voulez de l’aide pour rédiger un plan d’entraînement annuel ? Il y a tout
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