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JANVIER / FÉVRIER 2024 62 Reportage & traduction : Martin Cormier | marcor@live.ca HISTOIRE Magazine Aviation fait parfois de belles trouvailles. C’est le cas avec un Fokker D.VII exposé au Musée Lac-Brome. Il est l’un des deux exemplaires connus au Canada. L’autre se trouve au Musée de l'aviation et de l’espace du Canada à Ottawa. Il a exécuté son premier vol en janvier 1918 et a été utilisé par l’aviation allemande jusqu’à l’armistice. Fokker D.VII d’origine Un beau trophée de guerre au Musée Lac-Brome Q uand le Fokker D.VII arrive sur le front occidental, les pi- lotes alliés le sous-estiment en raison de son manque d’aérodynamisme, sa grandeur et en comparaison de l’Albatros, l’avion du Baron rouge Manfred von Richthofen. Malgré tout, l’avion, équipé d’un moteur BMW accroché à son hélice, se permet de vriller en plongeant à la limite du décro- chage ou souvent réussir à tirer dans les biplaces non blindés des avions de reconnaissance alliés. Semant la terreur, le Fokker D.VII devient l’un des meilleurs chasseurs de la Première Guerre mondiale. Il sera le seul avion à être men- tionné dans le Traité d’Armistice du 11 novembre 1918 et donc à être con f isqué par les pays vainqueurs. C’est ainsi que le sénateur George G. Foster a pu obtenir de l’Armée canadienne ce Fokker D.VII comme trophée régional. Avec Zelotes E. Martin, il fait construire un Musée de la guerre au Lac-Brome qui sera inauguré le 16 août 1921 par Robert Borden, premier ministre du Canada. Ce musée devient alors le propriétaire de l’avion prestigieux, actuellement le seul sur- vivant potable des 22 appareils de ce type qui ont été attribués au Canada après la Première Guerre mondiale. Avec ses cinq types de couleurs de camou f lage, le Fokker du Musée Lac-Brome dispose en bonne partie de son entoilage d’origine. Mais au f il des ans, le Fokker avait subi des avaries comme celles faites en 1923 par un employé du Brome County Museum qui a entaillé sa toile en balayant. En 1963, l’avion est envoyé à la base militaire de Trenton, Ontario, pour recevoir des réparations. Pour garder l’authenticité de l’entoilage, des spécialistes ont utilisé des morceaux de toile refaits aux quatre tons de couleurs fournis par la Smithsonian Institution du National Air And Space Museum, Washington DC. Et après un bref séjour au Musée canadien de la guerre à Ottawa, le Fokker rejoint l’Annexe Martin en 1963, où il est exposé au public en- core aujourd’hui. D’autres Fokker se trouveraient à l’Air & Space Museum de Washington aux É.-U., au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget en France, au Deutsche Museum de Munich en Allemagne et en f in au Royal Air Force Museum à Hendon en Angleterre. Références : Mme Rachel Lambie, Musée Lac-Brome 130, Lakeside, Knowlton, QC JOE 1VO Tél. : 450 243-6782 Q Sur le tarmac, un Fokker D.VII. Crédit photo : Wikipédia Fokker D.VII, photo vintage. Crédit photo : Musée Lac-Brome Musée Lac-Brome, Knowlton, Qc. Crédit photo : Martin Cormier Fokker D.VII en surplomb. Crédit photo : Martin Cormier En vol, un Fokker D.VII. Crédit photo : Wikipédia Fokker D.VII, photo vintage. Crédit photo : Musée Lac-Brome
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