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JUILLET / AOÛT 2023 65 AVENTURE montre », à l’ancienne, à l’image de Saint-Ex, Mermoz au temps de l’Aéropostale. Après une quinzaine de minutes et de multi- ples relances par la tour, nous étions aptes à leur donner les estimations sur l’ensemble des points trouvés sur notre carte papier! Un travail fatiguant avec Damien mis à mal par son estomac et une radio nous donnant plus de charge de travail que d’aide. Une bonne expérience tout de même qui laissera de bons sou- venirs. Au moins pour les prochaines navigations, nous serons rodés. Le reste du vol se passe bien. Raphaël gère le vol et Da- mien peut sommeiller tranquillement. Les paysages sur la côte sont magni f iques. Nous avons d’un côté les plages sauvages bordées par l’océan et de l’autre les terres rouge orangé des plaines marocaines. Nous survolons beaucoup d'étendues d’eau et de barrages aux couleurs bleu turquoise. Nous approchons de l’aéroport de Marrakech, Final 10, clear to land et kiss landing. Roulage vers l’aéroclub de Marrakech où nous sommes attendus par nos amis pilotes marocains avec qui nous avions échangé par mail et téléphone. Nous sommes les heureux invités de l’aéroclub royal de Marrakech. Qu’il est bon de mettre un visage sur ces personnes! Nous avons été très bien accueillis et le thé à la menthe nous atten- dait déjà à l’extinction du moteur. Nous faisons le tour des ma- chines sur place et certaines nous font rêver. Notamment le Bonanza G36, monomoteur à piston capable de transporter 6 passagers sur lequel volait déjà le père de Raphaël dans les années 1970. Nous imaginions partager des voyages avec plus d’amis bientôt sur ce type d’appareil… Après une bonne heure à échanger sur notre passion pour l’aviation, nous partons retrouver notre logement en plein coeur du quartier de l’Hermitage. La soirée continue pour les deux survivants (Raphaël et Hamza) et le deuxième pilote Da- mien se repose pour être en forme le lendemain. Au lever du soleil, tout le monde est en forme. Nous partons alors décou- vrir les beautés de cette ville dans le souk de Marrakech avec, pour point d’entrée, la place Jemaa el Fna où se rencontrent marchands ambulants, charmeurs de serpents, singes et des Guerrabs avec leur gourde en peau de chèvre typique. Nous nous enfonçons un peu plus dans le souk où les locaux, touristes et motos s’entremêlent sans code de la route. Expé- rience à vivre. Cette étape à Marrakech a été l’occasion pour nous de découvrir les coutumes locales dans la vieille ville, mais aussi les soirées endiablées dans les restaurants et bars, notamment pour l’occasion des 28 ans de Raphaël que l’on fête tous les trois! Une belle expérience aura été de faire un Hammam « de quartier » non pas dans un hôtel de luxe, mais bien dans un petit établissement où les locaux semblent se de- mander ce que nous faisons là avec eux. Un vol très attendu : le survol de l’Atlas vers Essaouira Après deux jours intenses, il est temps pour nous de décoller pour Essaouira, ville côtière de pêcheurs. Nous étions tous ex- cités à l’idée de faire ce vol, car nous allions survoler et longer l’Atlas. Au départ, nous devions faire une escale dans le désert marocain à Zagora, ce qui nous aurait fait traverser l’Atlas. Mais pour des raisons de confort de voyage, nous avons décidé de renoncer à deux destinations pour pro f iter plus longtemps des villes dans lesquelles nous restions et moins courir après le temps. Décollage de la piste 10, après un passage à basse hauteur et des battements d’ailes pour remercier nos amis de l’aéroclub, nous prenons cap au sud vers cette belle muraille dont nous étions impatients de côtoyer les sommets. Nous suivons mal- gré tout l’avis de nos amis expérimentés qui nous déconseil- lent de nous enfoncer dans les terres en plein milieu de l’après-midi en raison des forts mouvements de convection et turbulences que génère la montagne quand l’air s’échauffe. Atterrissage à Marrakech L’aéroclub Royal de Marrakech Place Jemaa el Fna

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