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• Volume 37 Numéro 2 38 Un dimanche après-midi du mois d’octobre, j’ai décidé de sui- vre mon ami dans son 172 pour un vol de courte durée entre Burlington et Kitchener (CYKF). Il y avait quelques nuages de pluie fragmentés dans le ciel, à l’ouest, à environ 2 000 pi. Au-dessous de ce niveau, le ciel et la visibilité étaient dégagés. Mon ami a décollé de la piste 14; il a exécuté un virage à droite, a mis le cap plus ou moins sur 270° et s’est dirigé vers une trouée dans les nuages (entre l’escarpement, du côté ouest de l’aéroport, et le prolongement de l’escarpement Milton), pour ensuite prendre la direction de l’aéroport de Kitchener. Je l’ai vu monter et traverser la trouée et j’avais bien l’intention de faire la même chose. Cependant, avant de quitter le tarmac, j’ai effectué un dernier contrôle de mes jauges de carburant et ai décidé de faire le plein aux pompes en libre-service avant de partir, juste au cas où il me faudrait me dérouter vers un autre aéroport en raison des conditions météorologiques. Le temps d’aller jusqu’aux pompes, de me débattre avec le câble de terre emmêlé, de remplir mes réservoirs et d’obtenir mon reçu de caisse, envi- ron un quart d’heure s’était écoulé. Mon ami était quasiment sur le point de se poser à Kitchener. En passant, je ne lui ai pas signalé par radio que j’avais l’intention de faire l’appoint en carburant à Burlington à la dernière minute. Un quart d’heure plus tard, j’ai f inalement décollé de la piste 14, en exécutant moi aussi un virage de dégagement à droite. J’avais cependant remarqué, juste avant le décollage, que la trouée entre les nuages s’était refermée. J’ai donc décidé de voler vers le sud-ouest, en direction de Brantford, puis de virer vers le nord ensuite, en direction de Kitchener. Je me suis dit que d’ici là, le front nuageux se serait décalé vers le nord et que je pourrais atteindre Brantford; je me trouverais alors derrière et à l’écart de ce front nuageux. Juste avant le départ, j’ai appelé ma femme pour lui dire que je décollais avec mon copain pour Kitchener et que je reviendrais plus tard sur Bur- lington. Elle regardait le dé f ilé de l’Oktoberfest en direct de Kitchener à ce moment-là et me signala qu’il pleuvait à Kitche- ner à cet instant précis. J’ai tenu compte de son commentaire et lui ai dit que le temps que j’arrive à Kitchener en faisant un léger détour par Brantford, les précipitations seraient passées. Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter des conditions météorolo- giques que j’allais rencontrer en vol. J’ai donc décollé en faisant un virage à droite en montée et mis le cap directement sur Brantford. Vers l’est, durant le virage de la montée initiale, le ciel était dégagé, tout comme au sud- est du pont Burlington Skyway jusqu’à St. Catharines. Par contre, en regardant devant moi vers le sud-ouest, je voyais une couche nuageuse non fragmentée. J’avais alors atteint une altitude de 1 900 pi et me disais que je n’irais pas plus haut pour rester bien au-dessous de la couche nuageuse qui s’éta- Mon premier passage de conditions météorologiques de vol à vue (VMC) à des conditions météorologiques de vol aux instruments (IMC) par Fred Grootarz, Pilote privé et pilote amateur de fins de semaine Publié originalement dans le magazine Sécurité Aviation Nouvelles de Transports Canada, numéro SAN 2018-3
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