V26N5
Le 27 juillet 1998, un pilote et trois passagers sont partis d’Es- panola à bord d’un Piper PA 28 pour un vol effectué selon les règles de vol à vue (VFR) en direction ouest, à destination d’Ot- tawa (Ontario). La surface de la piste était constituée d’un sol sablonneux et inégal recouvert d’herbe. Le sol était mou en raison de la pluie tombée peu avant le départ. Le pilote a dû faire trois longueurs de piste avant que l’aéronef prenne son envol. Une fois en vol, l’aéronef a heurté des arbres situés à gauche de la trajectoire de départ et s’est écrasé dans une ré- gion boisée. Un violent incendie s’est immédiatement déclaré et a consumé la cabine de l’aéronef. Un enfant en bas âge a péri dans l’incendie. Le pilote et les deux autres passagers ont réussi à sortir de l’aéronef en f lammes, mais sont décédés par la suite de leurs brûlures. Ce résumé est fondé sur le rapport f inal A98O0190 du Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada. Le pilote était titulaire d’une licence de pilote privé valide et avait les quali f ications nécessaires pour effectuer le vol. Il comptait environ 350 heures de vol au total. Des conditions météorologiques de vol à vue (VMC) étaient en vigueur dans la région au moment de l’incident, et la température était de 23 °C. Il avait plu au cours de la journée, et le pilote avait re- tardé son départ jusqu’à ce que le temps s’améliore. La piste, qui mesure environ 2900 pieds de long, est entourée d’arbres et est orientée sur un cap de 283 degrés (magné- tique). À certains endroits, le sol de la surface de la piste était très mou. L’herbe avait été tondue récemment et mesurait de deux à trois pouces de long. Un exploitant qui connaît bien l’aéroport a indiqué que les aéronefs à train tricycle ne sont pas autorisés à utiliser la bande d’atterrissage après qu’il ait plu, car le sol devient très mou lorsqu’il est trempé. On peut trouver une surface plus élevée au bout et à l’ouest de la piste de départ. Les témoins de l’incident ont signalé que le moteur de l’aéronef semblait prendre une puissance considérable et n’ont pas remarqué de changement dans le bruit du moteur jusqu’à ce que l’aéronef heurte les arbres. Ils ont décrit le vol de l’aéronef après le décollage comme étant stationnaire ou f lottant. Le nez de l’aéronef s’est ensuite abaissé, puis l’aéronef • Volume 36 Numéro 5 29 Décollage en configuration pleins volets sur l’herbe mouillée — Une combinaison fatale Source : Transports Canada - Sécurité Aviation Nouvelles numéro 2/2000 Le service clé en main pour tous vos projets de peinture d’aéronefs
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