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32 RVA en 34 ans pendant nos mois de février, il faut le faire! Et on peut dire qu’il n’y en aura pas de facile… J’assiste aux RVA chez Maurice Prud’homme depuis février 2007. Tenu devant chez lui à Luskville (Aylmer/Gatineau) sur la rivière des Outaouais. Cet événement compte parmi ceux ayant lieu depuis le plus longtemps au Canada (et peut-être bien LE plus longtemps) ! Au f il des années, j’ai été témoin des multiples visages de l’hi- ver et de ce qu’il peut imposer aux organisateurs de tels évé- nements. Toutefois, Maurice a toujours tenu son événement « Beau temps, mauvais temps », ou encore, « Rain or Shine », comme il aime dire. Mais il faut bien avouer que plusieurs des RVA tenus auparavant sont maintenant chose du passé. La météo est décidément de plus en plus capricieuse. Il y a bien sûr eu des surfaces glacées presque patinables, des jours avec températures arctiques, au moins une année pluvieuse (et je ne me suis pas rendu, excuse-moi Maurice)…Mais ce sont des surfaces de « mauvaise glace » qui semblent se multiplier dans les dernières années. Croutées, enneigées, « slushées », carré- ment mouillées… pas simple et surtout imprévisibles. Il faut de la détermination pour tenir un RVA d’hiver au sud du Qué- bec par les temps qui courent. Puis… on ne rajeunit pas. Dans les cinq dernières années, un RVA fut annulé pour cause de problèmes de santé de Maurice. Celui de 2020 a bien eu lieu en février, car le con f inement Covid est arrivé quelques semaines après, en mars. Maurice a eu le privilège d’avoir tenu un des rares RVA cette année-là. Celui de 2021 fut annulé pour la raison qu’on connaît tous (le mot en « C »). Nous étions donc fébriles en ce début d’année en préparation pour le retour du RVA chez Mo. Par contre, dès l’automne, Maurice plani f iait un événement « léger », moins exigeant pour lui : pas de piste déblayée pour les avions sur roues et surtout… pas de chili, son plat-phare est célèbre entre nous tous. Dans les jours qui ont précédé LE samedi de février réservé à notre ami Maurice, nous avons eu droit à une valse d’hésita- tion. D’abord la météo… des collaborateurs de Maurice ont voulu tenter d’ouvrir une piste, mais peine perdue, la surface était faite de multiples couches de glace, d’eau et de neige et potentiellement incapable de soutenir le poids de l’équipe- ment lourd nécessaire pour déblayer la piste. Voilà de retour au plan A… aéronefs sur skis et hélicoptères seulement. Puis la mauvaise nouvelle est tombée. Maurice était hospita- lisé pour divers examens. On considérait annuler l’événement, mais là encore, les f idèles collaborateurs de Maurice sont mon- tés au front, préparant les lieux pour accueillir les pilotes et leurs passagers ainsi que les nombreux visiteurs venant par la route (en voiture) ou par la rivière (en motoneige). Le 32 e RVA hivernal aura lieu ! J’ai eu le privilège d’aller à de nombreuses reprises chez Mau- rice en avion (LA façon normale de se rendre dans un RVA), mais cette année encore, c’est par la route que j’y suis arrivé. Alors que je descends à pied vers la rivière, une rumeur cir- cule : Maurice aurait obtenu une permission spéciale de venir assister à SON « Fly-in » ! Et de ce fait, c’est un Maurice très énergétique, joyeux et souriant, au grand plaisir de tous sur place, qui a accueilli les visiteurs. Donc, sans avions sur roues et sa présence incertaine, le RVA de Maurice fut « plus intime ». Onze avions sur skis et deux hélicoptères sont venus, bien loin des plus de 150 aéronefs vus certaines années. Mais les rues voisines remplies de voi- tures et la rivière ayant servi de chemin pour de nombreuses motoneiges ont fait de l’événement un succès avec la zone de rencontre remplie de sourires et d’histoires d’aviation. Peu après l’événement, Maurice a pu retourner chez lui, en- touré de sa famille et de ses amis. Il reste sous suivi, mais il va mieux ! • Volume 36 Numéro 3 32 Un 32 e Rendez-vous aérien hivernal Chez Mo sur la rivière des Outaouais Texte et photos Jean-Pierre Bonin
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