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MAI / JUIN 2022 19 A u cours des années suivantes, plusieurs sociétés ont in- vesti des sommes importantes dans le développement de chacune de ces hautes technologies et plusieurs ont fait la pro- motion des béné f ices de ces nouveaux appareils volants. Il y a assurément un vent favorable. - Embra r (via sa f iliale Eve) vient d’investir 30 M$ dans un partenariat a f in d’accélérer le développement de solutions pour la mobilité urbaine. Cela inclut le développement des ver- tiports et des solutions pour les batteries. - Bell a, depuis 2018, indiqué son engagement au développe- ment d’eVTOL pour le transport de passagers. L’an dernier, la compagnie a annoncé une entente de partenariat avec la f irme japonaise Sumitomo. De plus, elle poursuit le développement de drones autonomes qui pourraient servir au transport d’ob- jets ou pour des raisons de sécurité. - Airbus a annoncé en septembre dernier le développement de son premier appareil pour 4 passagers eVTOL : le CityAir- bus NextGen. - Autres sociétés s’étant engagées dans ce marché : • Hyundai a aussi l’ambition d’être un joueur dans ce qu’elle appelle « Advanced Air Mobility – AAM ». Elle prévoit l’entrée en service du premier appareil pour passagers en 2028. • Honda a décidé de se joindre au groupe. Par contre, elle vise le développement d’un appareil permettant d’effectuer de plus grandes distances, soit 400 km. Le lancement est prévu en 2025. • EHang , société chinoise, est actuellement dans le processus de certi f ication de son appareil EH216, le premier générant des revenus. Elle prévoit la certi f ication au cours de l’année. Plus de 1000 unités sont vendues. • Joby Aviation , société de la Californie qui emploie 1000 per- sonnes, a conclu une entente avec CAE pour la formation des pilotes. Cette société vise dans un premier temps le transport de biens et, par la suite, celui de passagers. Elle est actuelle- ment dans le processus de certi f ication, partie 135. • Jaunt Air Mobility , qui est d’ailleurs dirigée par un Québé- cois, son président Éric Côté, a déjà quelques années de déve- loppement et prévoit l’arrivée en 2026 de son eVTOL. Je pourrais poursuivre avec les sociétés qui se sont engagées dans ce nouveau segment de marché, mais il y aura d’autres éléments à considérer en ce qui concerne l’environnement re- quis pour ces appareils. • L’acceptation de la communauté • Le développement d’un réseau de « vertiports » • La révision de nos espaces aériens • La formation des personnes impliquées • La promotion de nouveaux services • Bâtir de la reconnaissance pour de nouveaux joueurs dans l’industrie Comme vous le voyez, la première phase de cette nouvelle in- dustrie est bien amorcée. Cette fois, nous pouvons con f irmer que d’ici deux à trois ans, ces appareils partageront notre es- pace aérien. Lors de ma recherche, j’ai découvert l’existence de plusieurs sociétés qui ont pour mandat le développement d’entreprises de ce secteur, comme Aéro Montréal, et avec leur collabora- tion, j’aimerais bien vous présenter quelques entreprises qué- bécoises qui risquent de jouer un rôle important dans le développement de ce nouveau secteur. Le futur semble cogner à nos portes plus rapidement que prévu. Q Je me rappelle en 2017, lors du lancement du premier eVTOL de Bell à Dallas, et en 2018 lorsque j’ai assisté au UBER Elevate Summit à Los Angeles. Une fois la commu- nauté rassemblée, nous étions tous curieux mais peu optimistes de voir dans les pro- chaines années ces objets volants. Premièrement, on parlait de véhicules électriques; deuxièmement, d’appareils pour le transport urbain et, finalement, sans pilote. Ouf! TECHNIQUE Qu’ont en commun Bell, Embraer et Airbus? eVTOL Par Michael Boutin | propriétaire - promoteur d’expériences | helicoptertrip.com

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