V26N3

MAI / JUIN 2022 11 ESSAI EN VOL 600 pi/min (3 m/sec) Pente : 0 Parfait pour l’entraînement aux pannes moteur ! Démonstratif, mais sans réaction irrégulière. Position des volets en vent arrière 27 : T/O (15 deg) Vi ­ tesse en approche : 120 km/h (65 kias) Conditions : marginal VFR Pour la dernière partie de cet essai, je vais regrouper les données de 2 vols : le premier en place gauche (1 circuit puis 1 complet) et le second à droite (1 touch & go + 1 complet). Quelle que soit la position, l’implantation centrale du G3X Touch permet une lecture prompte et précise. Concernant les 3 instruments ana ­ logiques à gauche, je constate un peu de parallaxe, assis côté ins ­ tructeur (pax). Logique ! En ce qui a trait à l’indicateur d’incidence (angle d’attaque) : zéro confusion possible ! Positions des volets en finale : LDG (37 deg) PA en finale : 13 po Hg RPM en finale : 3700 tr/min Vitesse en finale : 110 km/h (59 kias) Vitesse à l'arrondi : ±100 km/h (54 kias) Touché : 15 h 22 Arrêt moteur : 15 h 26 Le braquage des volets, générant un léger couple piqueur (idéal sur un avion école/tourisme), commande un ajustement du trim de profondeur. Une ou deux impulsions sur le bouton en haut du manche et c’est réglé ! Petit à petit, la nébulosité augmente. Dans le circuit, on frôle les minimas. Mais ça passe encore. Ques ­ tion pilotage, l’Elixir réagit bien aux changements de con f igu ­ ration et de vitesse. La précision des trajectoires en VFR garan ­ tira de bonnes performances en entraînement aux instruments (modèle non certi f ié IFR). Inclinés à fond, les hypersustentateurs empêchent tout effet de sol – phénomène menant souvent à un effaçage de la piste. Sans effort ni surprise, je pose F HLIX en douceur à chaque rotation. La bête est docile. À la remise de gaz, avec ou sans un cran de volets, l’Elixir répond illico. Les ingé ­ nieurs ont décemment compensé le couple de la tripale. Ça tire droit. Malgré les écarts du vent, j’arrive à maintenir l’aéronef quelques pieds au dessus du bitume de la 27 avant de remonter dans l’axe. Même sans grande pratique, l’Elixir devient vite très plaisant à piloter. Presque amusant. En conclusion Comme beaucoup de mes confrères ayant essayé l’Elixir, j’ai aimé l’expérience. Cette machine aux accents modernes vole remarquablement et sécurise tout un chacun. J’enverrais, sans crainte, mon f ils suivre sa formation de pilote dessus. Mais pour l’heure, Daniel est encore trop jeune (14 ans) et cet ap- pareil made in France ne dispose pas de la certi f ication cana- dienne. Toutefois, le constructeur annonce l’obtention prochaine de la FAR-23. Ce sésame lui ouvrira le marché U.S. et, par le jeu des extensions, le ciel des Amériques. Importa- teurs bienvenus ! Q

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