V26N1

JANVIER / FÉVRIER 2022 59 HISTOIRE page de ce B-26 ont participé à l’Opération Jour J. Malheureu- sement, le 6 août 1944, au sud de Meuvaines, France, l’avion sera abattu après avoir tenté en vain un atterrissage d’urgence. L’avion s’écrase, touché par les tirs de la DCA. Le Lt James Sweeney, pilote, le Second-Lt Douglas Hartranft, pilote, et le Technical/Sergeant George Heiser, au poste de bombardier, ont été tués. Le Technical/Sergeant Guy Perciballi, opérateur radio-mitrailleur, le Staff Sergeant Fred Lux, ingénieur-mitrail- leur, et le Staff Sergeant Melvin Pillow, mitrailleur, ont été bles- s V é o s i . là ici le triste sort d’un B-26 Marauder, l’ Idiot Delight , nommé B-26C-15-MO Marauder (s/n 41-34947). L’avion sert d’abord avec les Escadrons 451 th BS et 322 th BG. Renommé plus tard Lady Luck , l’appareil sera transféré vers les Escadrons 554 th BS, 386 th BG et le 9 th AF. Le 10 février 1944, à Estrées-les-Crécy, région de la Somme, France, ce B-26 Ma- rauder, témoin d’une guerre féroce, fut touché et abattu par des tirs de défense antiaérienne allemande pendant une mis- sion de bombardements contre des sites de missiles V-1. Le 1 er Lt Robert Spencer, pilote, fut fait prisonnier de guerre, tandis que le copilote F/O Dayton B. Mitstifer, le 1 er Lt Arch A. Dennen Jr, bombardier navigateur, le S/Sgt. Gerard G. Bergeron, mi- trailleur et ingénieur, le T/Sgt. Richard R. Faith, opérateur radio et mitrailleur, et le S/Sgt. John L. Dorton, armurier et mi- trailleur, ont été tués. En même temps, je me suis également intéressé à l’Esca- dron 451 th Squadron Bombardment où servait le Martin B-26. Créé vers la mi-1942, à MacDill Field, Floride, l’escadron sert la Third Air Force. En mai 1943, le 451 th Squadron Bombard- ment est affecté aux campagnes de bombardements euro- péens. L’escadron a aussi appuyé des raids de bombardements stratégiques avec la VIII Bomber Command en Europe occupée et vers des territoires de l’Allemagne nazie. Le 451 th Squadron Bombardment fut confronté à des missions d’attaques vers certains aérodromes a f in de perturber l’action des avions de chasse ennemis vers des bombardiers alliés. Leurs types de missions consistaient surtout à détruire au sol des avions- chasseurs ennemis avant leur décollage. Après le Débarque- ment du 6 juin 1944, des bombardiers ayant été déployés près des lignes ennemies allemandes en France et en Belgique, les B-26 du 451 th Squadron Bombardment bombardent des cibles stratégiques et militaires en donnant ainsi un soutien aérien tactique plus que soutenu aux forces terrestres alliées. En 1945, le 451 th Squadron Bombardment participe aux opéra- tions offensives terrestres lors de l’invasion de l’Allemagne par les Alliés, et cela, jusqu’à sa capitulation totale. À l’automne 1945, le personnel et les pilotes de cet escadron seront f inale- ment démobilisés. En décembre 1945, le 451 th Squadron Bom- bardment sera dissout. Et… Il y a tant à dire sur le B-26 Marauder. Par exemple, on peut admirer l’un des derniers B-26, exposé au Musée Utah Beach, France. Pour le plaisir des plongeurs, il y a aussi le Ye- hunde, un autre B-26 de sa génération qui, après une cruelle attaque, gît au fond de l’eau devant Lavasina, en Méditerranée. Avec ces histoires de B-26 et ses pilotes dont les souvenirs s’amenuisent au fur et à mesure des ans, il s’agit aussi d’un de- voir de mémoire. Malheureusement, les membres d’équipage des B-26 ont fait partie de la minorité qui ceux qui ont pu at- teindre la barre des 100 missions avant de pouvoir retourner chez eux. On pense à tous ces pilotes des B-26 qui ont livré de durs combats pendant la Seconde Guerre mondiale et tout par- ticulièrement à ceux qui ont perdu la vie à Guadalcanal ou à ceux qui sont morts à Villiers-Bocage le 15 juin 1944. Près de 400 avions B-26 sur les 5288 construits auraient participé avec les Alliés à ce grand rendez-vous historique du Jour J et, f inalement, à la victoire totale sur le nazisme. Par leur courage et leur grande détermination, au nom de la liberté, les pilotes des B-26 font partie de ceux qui ont sacri f ié leurs vies a f in que la nôtre soit libre et empreinte d’une paix mondiale. Q Un équ i page de B - 26 avec l ’ I d i o t De l i gh t ( Lady Luck ) . Crédit photo : Martin Cormier, Collection privée. Permission de sortir du Caporal Otter R. Moesle, mécanicien au sol de B-26. Crédit photo : Martin Cormier, Collection privée.

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