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SEPTEMBRE / OCTOBRE 2021 60 Capitale incontestée des provinces maritimes, la ville de Halifax, en Nouvelle- Écosse, porte atlantique du Canada, recèle une quantité appréciable d’attraits qui en font, à mon avis, une destination à inscrire sur une liste de souhaits pour tout pilote avide de tourisme aérien. VOYAGE Beau long week-end à Halifax! Par Marc-André Théorêt C omme l’omniprésente pandémie de COVID-19 transforme tout voyage en avion privé vers les États-Unis en une ex- périence irritante (formalités douanières, tests et tarifs hôte- liers prohibitifs), un séjour sur la côte est canadienne s’avère une alternative accessible et intéressante, surtout pour toute personne désireuse de s’imprégner des légers ef f luves de va- rech et pour contempler à loisir des paysages maritimes des plus bucoliques. Un peu d’histoire La ville de Halifax fut fondée par les Anglais en 1749 comme avant-poste militaire pour l’armée britannique, alors en guerre avec l’Acadie, sur un ancien site micmac connu alors comme Chibouctou. Cet endroit, l’un des plus grands ports na- turels au monde, devint par la suite un emplacement des plus stratégiques au cours des deux guerres mondiales et, par la suite, un haut lieu de l’immigration vers le Canada. L’endroit fut, au cours des deux guerres, le point de rencontre des convois britanniques et américains d’approvisionnement se dirigeant vers l’Europe. La marine canadienne s’y développa alors et s’illustra avec ses corvettes d’escortes, lesquelles veil- laient à protéger les navires marchands contre les attaques ré- pétitives des U-boats allemands. La ville fut toutefois victime de sa popularité comme port de ralliement lorsque, le 6 décembre 1917, un navire français gorgé de munitions, le Mont-Blanc, explosa dans le port après être entré en collision avec un navire norvégien; cela survint lorsque les deux bâtiments tentaient, pour des raisons obs- cures, de circuler dans le même chenal d’accès. L’explosion fut d’une ampleur inégalée, causant plus de 2000 morts et 9000 blessés, et provoquant même un raz-de-marée d’une hauteur de 18 mètres! Cette dé f lagration demeure aujourd’hui la plus gigantesque causée par l’homme après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki. Quoi y voir? L’essentiel de l’activité pour un visiteur se retrouve sur les quais (waterfronts), dans l’ancien port, à l’est du pont Macdo- nald. On y retrouve plusieurs restaurants avec terrasses bor- dant la baie, le Musée de la marine, la seule corvette ayant survécu à la Seconde Guerre mondiale, le HMCS Sackville (qui mérite vraiment une visite…), le Musée de l’immigration et, f i- nalement, accessible par un petit traversier, le vieux fort Char- lotte situé sur l’île Georges, poste de défense avancé du port. La f lotte atlantique de la Marine canadienne y a également élu domicile et l’on peut voir en rade quantité de vaisseaux de guerre lorsque ceux-ci ne sont pas en affectation. Le centre-ville, pour sa part, est délimité entre les installations portuaires et la forteresse de Halifax, qui domine la ville à l’ouest. Il est possible de la visiter tous les jours, de juin à oc- tobre. Près de la forteresse se trouvent les jardins publics (qui méritent aussi une visite) ainsi qu’une rue piétonnière (Grat- ton Street), laquelle fait un peu penser à la rue Duluth à Mont- réal. Si vous décidez de louer une voiture au cours de votre séjour, ce que je vous recommande, vous pourrez également envisa- En approche de l'aéroport Stanfield à Halifax Resto terrasse typique du Harbour Front à Halifax.

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