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Sans aucun doute, les systèmes d'aéronefs télépilotés (SATP), communément appelés « drones », font désormais partie du paysage de l'espace aérien canadien. La technologie des SATP se développe à un rythme rapide et des règlements de sécurité doivent être établis, car l'intégration avec la population des avions pilotés est inévitable. Les ventes de drones augmentent chaque année et ceux-ci ne sont plus réservés aux amateurs, car ces appareils, qui vont de la taille micro à celle d'un avion, ont pénétré le monde de la technologie aérienne et sont consommés autant par les entre- prises que par les particuliers. Avec toute cette attention, ces véhicules aériens autopilotés (UAV) trouvent maintenant des utilisations et des applications plus pratiques et plus inno- vantes. Aujourd'hui, les drones sont utilisés par les militaires dans le domaine de la défense, car ils peuvent facilement pénétrer dans un espace aérien restreint en leur donnant accès à des informations critiques. Les SATP sont également très présents dans les médias et l'industrie cinématographique, générant un large éventail de nouvelles possibilités pour nos loisirs. Plus notablement, les drones sont utilisés pour le transport de mar- chandises, une idée révolutionnaire pour livrer, par exemple, du matériel médical d'urgence dans des régions éloignées. J'ai piloté pour une compagnie de surveillance aérienne pen- dant plusieurs années dans des coins du monde qui se disent non hospitaliers. Voler à 200 pieds au-dessus des sommets des Andes en Amérique du Sud pour établir des cartes géologiques comportait certains risques pour moi, mon copilote et l'équi- pement à bord de l'avion. Bien que je me souvienne de ses ex- périences avec affection et que je ne changerais rien à cette époque de ma vie, ces vols dangereux pouvaient facilement être remplacés, en toute sécurité, par la nouvelle technologie des drones. Les avantages d’un SATP sont évidents. Cependant, comme tous ces drones utilisent le même espace aérien que les avions pilotés, des réglementations sont nécessaires et, dans certains cas, il faut passer de la séparation à l'intégration, et ce en toute sécurité. La ségrégation fonctionne dans certains espaces aé- riens, mais comme certains d'entre nous le savent, tous les aé- ronefs pilotés ne volent pas à partir d'un aérodrome, qu'il soit contrôlé ou non. La COPA se doit de faire partie des conversa- tions avec le régulateur, soit Transports Canada, menant à la mise en place de ces nouvelles réglementations régissant les opérations des SATP. L'éducation du pilote opérant avec ou sans équipage sera essentielle pour notre sécurité. En avril 2021, nous avons introduit une nouvelle adhésion ac- cueillant ainsi la communauté des SATP au sein de la famille de la COPA. La COPA se retrouve ainsi dans une excellente po- sition a f in d'assurer que les pilotes d’aéronefs pilotés et télé- pilotés comprennent l'importance de la diligence et de l'attention d’opérer en toute sécurité, en particulier dans les zones où le pilote, qu'il soit dans l'air ou qu'il pilote le système à distance depuis le sol, détermine le vent, la piste et tout ce qui se retrouve entre les deux. Nous avons, par ce fait, instauré certains séminaires du programme de sécurité de la COPA vi- sant les opérations SATP. Nous poursuivrons notre mission de promouvoir, préserver et faire progresser notre liberté de voler littéralement à partir du sol! • Volume 35 Numéro 3 48 Mot de Christine Gervais Présidente et chef de la direction Association canadienne des propriétaires et pilotes d’aéronefs La COPA et l’Association canadienne des pilotes et propriétaires d’aéronefs pilotés et télépilotés

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