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• Volume 34 Numéro 6 43 Écrit par Gilles Lambert Pourquoi utiliser la simulation de vol? Ed Link développa, en 1927, le premier simulateur de vol : le Link trainer. Cette approche, complémentaire à la formation au pilotage, n’a cessé d’évoluer depuis. Nous avons maintenant des simulateurs de vol qui permettent la formation d’un pilote sur un nouveau type d’avion sans que celui ne mette les pieds dans le vrai aéronef. CAE est reconnue mondialement pour ses simulateurs de la série XR qui se quali f ient comme simulateur classe D. Un tel simulateur permet la formation des pilotes civils d’un type d’avion à un autre avec temps de vol nul (ZFT). La formation d’un pilote au niveau PPL s’effectue généralement dans des conditions idéales : ciel CAVOK, vent usuellement léger, météo favorable et un instructeur à ses côtés pour le coacher ou prendre les commandes en cas de dif f iculté inopinée. En vol, il n’y a pas place à l’erreur. On s’entend qu’un pilote aspirant à un PPL, CPL ou une quali f ication IFR n’a pas vraiment besoin d’un simulateur classe D. Mais devrait-il se passer de temps de simulation pour autant ? Pourquoi un pilote devrait-il utiliser un simulateur de vol ? Il y a plusieurs bonnes raisons pour le faire. Sécurité. La première est certainement l’aspect sécurité. Dans un simulateur de vol typique, comme on retrouve dans les écoles de pilotage, l’élève pilote est requis de piloter sans aucune référence visuelle. Il apprend ainsi à maîtriser la méthode du scan des instruments. Pas facile de faire un virage de 180 degrés à taux normal, sans aucune référence visuelle. Le simulateur permet l’apprentissage d’un tel virage sans aucune conséquence néfaste, si ce n’est que l’égo de l’apprenti pilote peut en prendre pour son rhume. Cette manœuvre peut ainsi être répétée à volonté. Le tout est enregistré pour débreffage après l’exercice. Simulateur Mechtronix – Cargair (CYHU) Pratiquer les situations d’urgence. Ce genre d’exercice sur simulateur de vol peut vous apprendre à développer les ré f lexes qui vous seront utiles et pourraient même vous sauver la vie et celles de vos passagers dans une situation d’urgence. Ce n’est pas pour rien que les pilotes de ligne doivent s’astreindre à ce genre d’exercice tous les six mois. Vol dans des conditions météorologiques aux instruments. Pour obtenir votre licence PPL, annotation vol de nuit ou IFR, l’utilisation d’un simulateur de vol devrait faire partie de votre cursus, même si ce n’est pas obligatoire. Vous pourrez expérimenter des conditions de vol hautement défavorables, faire des erreurs, apprendre de vos erreurs. Le tout dans un contexte entièrement sécuritaire. Il va de soi que pour la formation IFR, l’utilisation d’un simulateur est évidente. L’élève pilote sera en mesure d’apprendre à maîtriser toute la mécanique de décisions et d’actions impliquées dans un vol IFR. Ce genre d’exercice ne pourra qu’augmenter la compétence du pilote sans l’angoisse de terminer son vol de façon tragique.
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