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SEPTEMBRE / OCTOBRE 2020 64 Reportage & traduction : Martin Cormier | marcor@live.ca HISTOIRE À Saint-Hubert, une belle rencontre avec un Stratotanker KC-135 et un pilote d’exception Le magazine Aviation est très heureux de vous présenter le Lt. Robert Hutchinson, un pilote exceptionnel, animé de la plus grande fierté d’être aux commandes de cet indispensable avion ravitailleur. Magazine Aviation : Bonjour! Quelle est la formation requise pour piloter le KC-135? Lieutenant Robert Hutchinson : La formation initiale du per- sonnel navigant sur le KC-135 se tient à Altus AFB, Oklahoma, loin de l'endroit où je suis stationné, au 10 th Wing-Joint de McGuire-Dix-Lakehurst. Les NJ Pilots « boom operators » sont des spécialistes du ravitaillement en vol. Ils endurent un long programme de formation qui dure près de six mois et qui consiste à étudier les nombreux systèmes d'avions en vue d’opérations normales et anormales, à lire et à mémoriser des procédures de pilotage de ce gros avion légendaire et à com- prendre et respecter les nombreuses règles et réglementations qui régissent la façon dont les pilotes utilisent le KC-135. De nombreux instructeurs sont des pilotes retraités du KC-135. Ils ont une richesse de connaissances, d'expertise et de dé- vouement pour former les prochains pilotes. La perspicacité qu'ils partagent de leur carrière de vol est tout aussi précieuse que le sujet qu'ils enseignent. Le 141 th escadron de ravitaille- ment en vol effectue des vols d'entraînements hebdomadaires pour améliorer la compétence des membres d'équipages et de leur préparation aux déploiements. M. A. : Comment s’adapter aux vieux instruments et systèmes de navigation du KC-135? L. R. H. : La formation avec le KC-135 se compose désormais de deux variantes. Une « vieille école » (Bloc 40) et une « nou- velle école » (Bloc 45). La mise à niveau se concentre sur le tableau de bord du moteur pour remplacer les jauges analogiques par un af f ichage entièrement numérique, en améliorant la capacité de l'avion à fournir aux pilotes des in- formations pertinentes et importantes. La mise à niveau a amélioré le système de pilote automatique qui permet aux pi- lotes d'être plus précis lors des ravitaillements en vol et des approches aux instruments volants. Ces deux différences ma- jeures dans les blocs 40 et 45, ainsi que des autres change- ments de navigation, donnent vraiment l'impression que vous pilotez deux avions différents. On réaf f irme l'importance de comprendre les différences et toujours suivre les procédures d'utilisation standard du KC-135. M. A. : Parlez-nous des qualités du KC-135... L. R. H. : Une des qualités les plus importantes du KC-135, sinon LA plus importante, est le train d'atterrissage. Lorsque nous étions au Salon Aéro de Saint-Hubert, nous avons ren- contré de nombreux professionnels qui travaillaient sur les trains d'atterrissage du KC-135. Car sans train d'atterrissage, on ne bouge pas! La plupart des avions que j'ai pilotés ont été fabriqués à la f in des années 50 ou au début des années 60. Les nombreux personnels de maintenance ont gardé ces jets en état de navigabilité. Des milliers de pilotes et de « boom op- erators » ont été à leurs commandes. C'est maintenant mon travail de piloter ce jet avec la même manière sûre et réussie que tous ceux qui m'ont précédé. Je suis f ier d'être pilote à l'USAAF et de piloter le KC-135. Juin 2019, sur le tarmac de l’aéroport de Saint-Hubert, le KC 135-R Stratotanker aux couleurs du Tiger Meet, New Jersey Air National Guard. Crédit photo : Martin Cormier Juin 2019, à l’aéroport de Saint-Hubert, sur l’aile du KC 135-R, le Senior Airman Thomas Moss et, à sa droite, le Lt Robert Hutchinson. Crédit photo : Martin Cormier
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