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JUILLET / AOÛT 2019 70 L e bon état de l’al- lumage est es- s e n t i e l à l a combustion interne. Les bougies doivent produire une étin- celle homogène au moment voulu, et ce, plusieurs centaines de fois par minute. Les moteurs à pis- tons sont équipés de deux bougies par cy- lindre. Cette duplica- t i o n p e r m e t d’obtenir un allu- mage plus puissant et d’éviter toute panne en cas de défec- tuosité de l’une d’elles ou d'une magnéto. Les motoristes préconisent une marque et un type précis pour chacun de leurs modèles. La gamme Champion demeure la plus répan- due. De qualité égale à Tempest, elle est toutefois plus dis- pendieuse. Agencement d’une Champion Pour produire une étincelle parfaite dans la chambre de combustion, une bougie doit être isolée électriquement (courant haute tension) et étanche (essence, pression). Performante, il faut qu’elle soit de surcroît durable. Pour cela, les constructeurs s’appliquent à employer des maté- riaux et des métaux nobles. À l’intérieur d’une bougie stan- dard Champion, l’électrode centrale est en cuivre. Un placage au nickel (enrobage) la protège des arcs continus. Elle est parfois équipée d’une résistance interne. Celle-ci, en régulant le flux électrique, augmente la longévité du produit. Au ni- veau de la codification commerciale, un R (en tête de référence) indiquera la présence de cet élément. L’étanchéité est assurée par deux joints de nickel. Le corps est, quant à lui, protégé par un isolant élec- trique (céramique) servant aussi à disperser la chaleur. Son épaisseur est en fonc- tion de l’indice thermique recherché. Cela se traduit par un numéro, plus ou moins élevé (petit = froid, grand = chaud) sur la référence Champion. L’électrode de masse peut être unique, double, triple et même quadruple. La lettre finale (E pour 2 de type massive, N pour 4, etc.). Au chapitre des symboles, on note également deux autres lettres qui se sui- vent (placées après le R optionnel). La première précise le diamètre et le pas de la tête de la bougie (E ou H). La se- conde indique le diamètre et le pas du culot, c’est-à-dire la partie vissée dans la culasse (généralement B, M ou U). Références et longueurs de culot Aéro Atelier (CSL3) reçoit parfois des moteurs – expédiés à des fins de réfection – équipés de mauvaises bougies d'al- lumage. Il semblerait que, pour certains mécaniciens, la co- dification soit mal comprise ou paraisse de moindre importance. À titre indicatif, une bougie trop froide empê- chera le cylindre d'atteindre sa température optimale de fonctionnement. À l'inverse, une bougie trop chaude la lui fera dépasser. En fait, une bougie doit être assez froide pour prévenir l'auto-allumage et assez chaude pour limiter l'ac- cumulation de calamine. La longueur des culots apparaît également comme capitale. Occasionnellement, il arrive que des bougies trop longues (long reach) ou trop courtes (short reach) soient installées. Dans le premier cas, un tel montage peut entraîner la détérioration du piston et, bien entendu, de ladite bougie. Attention ! Un même modèle d'avion peut avoir 2 motorisations analogues mais se diffé- renciant, entre autres, par leurs bougies. Exemple : Cessna 180 équipé d'un Continental O-470-U (bougies à culot long) ou O-470-K, L ou R (culot court). À titre informatif, un kit cylindre-piston Lycoming (incluant la segmentation, les soupapes et ressorts, les joints, etc., coûte environ 2000 $ US + la main-d'œuvre : à multiplier par le nombre de cylindres (4 ou 6). Cher payé pour une simple négligence ! Surtout quand on sait qu'une bougie standard (massive) Champion neuve se détaille 47 $ CA ou encore qu'un modèle haute performance (fine wire ou iridium) – idéal sur hélicos + avions pressurisés, et réputé plus endurant – quelque 160 $ CA. Dans le deuxième cas, même si elle n'endomma- gera pas forcément la mécanique, une bougie trop courte al- térera les performances globales. Pour éviter toute erreur, Lycoming peint en jaune un segment de chaque cylindre avec filetage (de bougie) à culot long et laisse neutre les ai- lettes des séries à culot court. En revanche, chez Continental Aerospace Technologies : aucun code de couleurs. Dommage ! Chronique proposée par Richard Saint-George, en collaboration avec Aéro Atelier TECHNIQUE Bougies d'allumage : concept, références, culots, rotations et plus L'installation de bougies adéquates revêt toute son importance. Pourtant, mauvaises références, rotations négligées, usure excessive, etc., sont autant de facteurs affectant le rendement du moteur, voire menant à sa dégradation. Sur ce cylindre Lycoming TIO-540-A2C, la couleur jaune – peinte sur les ailettes – indique un filetage pour bougie à culot long. D'autre part, le bleu révèle que la chemise a subi un traitement de durcisse- ment par nitruration. Bougies Champion Aerospace : culot court (RHM38E) + culot long (RHB32E).

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