V29N6
sont choyés. Dominés par une montagne au bout de la rue principale, les bâtiments qui le composent sont pour la plu- part des chalets en bois, des hôtels, des boutiques de ski, d’al- pinisme ainsi que de souvenirs touristiques. Beaucoup d’excursions y ont leur point de départ, que ce soit pour les monts Rundle et Cascade ou encore vers le lac Louise et le lac Morane, pour n’en nomme que quelques-uns. Il faut s’y rendre très tôt le matin, car la popularité de l’endroit ne se dément pas et des touristes du monde entier y af f luent pour contem- pler les beautés naturelles de la région. Prévoyez un séjour d’au moins quatre jours pour visiter la ré- gion, vous ne le regretterez pas! Comment s’y rendre Il faut évidemment disposer d’au moins deux semaines pour faire ce voyage. C’est loin… Le trajet depuis Winnipeg (sujet de mon article précédent) est assez direct, sans obstacle ter- restre, car on se retrouve au cœur des Prairies (beaucoup d’endroits pour des atterrissages de précaution…!), mais pas- sablement ennuyant, croyez-moi! Très peu d’attraits particu- liers jalonnent cette route et d’aéroports pour faire des escales. Il faut donc plani f ier son trajet avec minutie en tenant compte du rayon d’action de notre avion et des vents de face, souvent prédominants. J’ai choisi Springbank (CYBW) comme aéroport d’arrivée, au lieu de celui jouxtant Calgary (CYYC), du fait que ce dernier exige des frais d’atterrissage assez onéreux… Springbank se veut l’aéroport alternatif dédié à l’aviation générale, un peu comme Saint-Hubert l’est par rapport à Montréal-Trudeau. Il s’y trouve de nombreuses écoles d’aviation, dont le Calgary Flying Club, en activité depuis plus de 100 ans! J’ai effectué le trajet en mode IFR et j’ai été guidé jusqu’à la prise en service, en l’occurrence la 17. J’ai cependant dû de- meurer sur le qui-vive, car beaucoup d’avions d’entraînement occupaient le circuit. En mode VFR, il faut toutefois y aller selon la procédure terminale publiée (on la trouve sur Fore ‐ f light ) pour s’intégrer dans la zone de façon réglementaire. Je me suis donc ainsi retrouvé en f inale, bousculé par le contrôleur (assez froid et cinglant, je vous dirais, j’ai même eu un cador suite à ses directives une fois au sol…) pour me ren- dre ensuite à l’aéroclub, seul endroit disposant d’une place de stationnement. J’avais pourtant communiqué au seul FBO la veille pour les informer de mon arrivée, mais voilà, personne ne s’y trouvait et leur rampe était saturée d’avions. Beau début de séjour… L’aéroport est vaste et occupé. Il y a beaucoup d’entreprises de maintenance et d’écoles. Plus de 600 inscrits à l’aéroclub de Calgary, dont très peu d’étudiants étrangers. C’est inspirant de constater cela et regrettable à la fois de réaliser qu’au Qué- bec, des aéroports peinent à trouver de futurs pilotes. Mais cela est une autre histoire… Soit dit en passant, aucuns frais d’atterrissage à Springbank… C’est un long voyage, vous vous en doutez, plus de 28 heures de vol aller-retour depuis Montréal! Mais comme on aime voler, cela se fait très bien. N’hésitez pas si cet article vous en donne le goût, vous ne le regretterez pas! Bons vols! Q NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2025 16 AÉROTOURISME Rue principale à Canmore
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=