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• Volume 38 Numéro 4 45 CPAQ.AERO, ou Centre Pluridisciplinaire d’Aviation du Québec, est la plus petite des quatre écoles de pilotage présentes à l’aéroport de Saint-Hubert. Sa f lotte compte actuellement cinq avions : un Cessna 152, deux Cessna 172, un Diamond DA. 20 Katana et un Piper PA23-250 Aztec. Elle dispose aussi de locaux implantés dans un hangar situé sur la route de l’Aéroport. Ceux-ci, incluant une salle de classe où se donnent les cours théoriques, sont petits, certes, mais parfaitement adaptés à l’accueil de la clientèle et à la formation des pilotes pour une formation modulaire et au rythme des étudiants, plutôt qu’intégrée menant à l’ATPL. Au Québec, vous entendez souvent parler de «?rénovictions?». Il s’agit pour des propriétaires, souvent plus soucieux de leur compte en banque que de leurs locataires, de prétexter des travaux de rénovation de leurs appartements pour évincer les gens qui y habitent et, ensuite, pour réclamer un loyer beaucoup plus élevé, par la suite. Pourquoi est-ce que nous vous parlons de ceci?? Simplement parce que CPAQ.AERO est en train de vivre une situation quelque peu semblable à l’aéroport de Saint-Hubert. En effet, le bail du bâ- timent que l’entreprise occupe touche à sa f in et celle-ci se voit simplement être mise à la porte sans autre forme de solution pos- sible. Le hangar abritant CPAQ.AERO, ainsi que plusieurs avions privés, est prévu pour devenir une caserne de pompiers dans le cadre du développement de la zone aéroportuaire. Dans ce cas- ci, peut-on parler «?d’aéroviction?»?? En tout cas, ce jeu de mots est loin d’être drôle pour qui vit cette situation. C’est donc une alternative aux grandes écoles de pilotage, une école à échelle humaine qui s’éteint, par une simple décision de l’autorité aéroportuaire. CPAQ.AERO n’a d’autre choix que de se retirer des affaires et vendre sa f lotte d’avions malgré une excel- lente santé f inancière. Aux petits aéroports et aérodromes situés dans les environs qui disposent déjà d’au moins une école de pi- lotage, en implanter une nouvelle n’est pas envisageable. Pour ses employés, c’est aussi, hélas, la f in de leur contrat. Discrètement, cet été, CPAQ.AERO fermera ses portes. Même si ce départ passera inaperçu dans l’ensemble des activités de l’aéro- port de Saint-Hubert, un vide sera créé dans la formation au pi- lotage à ce qui s’appelle désormais le MET. Serait-ce le prélude à une disparition totale des écoles de pilotage, vocation de l’aéro- port de Saint-Hubert depuis presque 100 ans?? L’avenir nous le dira. L’auteur tient à remercier Monsieur Eric Raissac pour son aimable collaboration à la réalisation de cet article. Par Pierre GILLARD CPAQ.AÉRO – Une école de pilotage renommée en voie de disparition
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