V28N4

• Volume 38 Numéro 4 36 nouvelles technologies et aux changements dans le domaine. Il envisage l’achat d’un Cessna 172 équipé pour le vol aux instru- ments, mais la façon de naviguer a fortement changé. De plus, Jean souhaite mettre en garde les futurs aviateurs contre un facteur : les longs processus nécessitant beaucoup de temps. Il a dû refaire son médical classe 3 et 1 et chaque processus a duré 15 mois. Toutefois, il ne regrette en rien le temps passé, lui per- mettant de voler à nouveau aujourd’hui. Le retour dans les airs n’a pas été sans dé f is. Les avancées tech- nologiques ont apporté de nouvelles connaissances à acquérir, sources de distractions, et exigent une organisation minutieuse. Pourtant, avec persévérance, Jean a surmonté ces obstacles, retrouvant ses ré f lexes de vol (surpris par la facilité avec laquelle ils sont revenus) et apprenant à maîtriser les nouveaux outils de navigation. « La grosse adaptation fut causée par les instruments de naviga- tion. De mon temps, le balayage visuel des instruments analogiques dit « à vapeur », c’était important et la position de l’avion demandait énormément de calcul mental. Maintenant, avec les instruments numériques et l’incontournable iPad, la position, la vitesse, ainsi que tous les paramètres de vol sont directement af f ichés. La grande dif f iculté est d’acquérir un balayage visuel des instru- ments supérieur à celui que je possédais. Car, en vol, vous devez programmer votre GPS, ainsi que votre iPad. Je parle bien sûr de vol aux instruments, sans autopilote. » Très utile pour manipuler et comprendre à fond les manipulations du GPS et du logiciel sur l’iPad. Jean suggère, comme il l’a fait, de faire l’achat d’un simulateur de vol. Avec celui-ci il a pu apprendre, dans le confort de son domi- cile, les fonctionnalités technologiques dans l’aviation aujour- d’hui. Il a notamment appris à maitriser son GPS, élément important à connaitre par cœur. Il souligne le réalisme des ap- pareils de simulation de vol disponible sur le marché actuel. Cet outil permet aussi d’enlever un stress énorme lors du premier vol. Aujourd’hui, à 72 ans, Jean Racine continue d’inspirer ceux qui croient que l’âge est un frein à la réalisation de leurs rêves. Avec ses amis retraités, surnommés affectueusement « les adolescents », il prévoit de nombreux voyages en avion, prouvant que l’avia- tion est un domaine où l’enthousiasme et la passion n’ont pas de limite d’âge. Son histoire est un rappel puissant que peu importe où vous vous trouvez dans la vie, il est toujours possible de revenir à vos pas- sions et de réaliser vos rêves les plus chers. Pour ceux qui ont une passion pour l’aviation, que ce soit depuis leur jeunesse ou dé- couverte plus tard dans la vie, Jean Racine est une source d’inspi- ration inépuisable. Vol à bord d'un avion avec tableau de bord conventionnel, comme celui de son premier avion C-GVNH. Un vol aux instruments en condition VFR et arrivée à l'aéroport de Saint-Georges. Endroit de son premier solo en avion. Vol à bord d'un avion muni d'un tableau de bord numérique. C'est la nouvelle façon de voler aux instruments. Son simulateur de vol : X Plane 10 avec commandes et boitier de GPS Garmin 430.

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