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JANVIER / FÉVRIER 2024 12 PROFIL D’ENTREPRISE des nombreuses opportunités inattendues qui se sont présen- tées à son entreprise dans le passé, qu'il serait un peu péril- leux d'essayer de le prédire! Mais s'il est persuadé d'une chose, c'est qu'une tendance encore embryonnaire est appelée à de- venir totalement incontournable dans l'aviation : l'améliora- tion de la performance globale sur le plan environnemental. « En tant qu'acteur clé du secteur du car ‐ burant d'aviation au Canada, nous cher ‐ chons nous ‐ mêmes à susciter le change ‐ ment et à rendre notre industrie plus durable. Nous som ‐ mes notamment un membre fondateur du Conseil canadien du carburant aviation durable (C ‐ SAF), un organisme à but non lucratif qui rallie l'ensemble des acteurs de la chaîne aérospatiale dans le but de faciliter la production et l'approvisionnement de carburants d'aviation durables (SAF) abordables, à faible teneur en carbone et fabriqués au Ca ‐ nada. » Éventuellement, il est convaincu que le SAF changera complè- tement la donne dans l'industrie. Mais pour l'instant, celui-ci demeure en quantité tellement limitée et les incertitudes y sont encore si élevées que c'est à un tout autre niveau qu'AVJET / TSAS estime pouvoir avoir le plus d'in f luence po- sitive à court terme : par l'électri f ication de l'ensemble de sa f lotte de véhicules et d'équipements. « Les véhicules tilisés sur les ra pes des aéroports sont souvent très âgés et polluants. Grâce à un partenariat conclu avec une société d'ingénierie locale (Ingenext), nous avons créé une trousse révolutionnaire, unique au monde à notre connaissance, permettant de convertir les tracteurs à bagages alimentés en carburant à l'énergie électrique. » Très stratégique, ce projet de conversion électrique des équi- pements réduit le risque de contamination environnementale et les émissions de gaz à effet de serre. En outre, comme il uti- lise une variété de matériaux recyclés – ce qui réduit grande- ment l’empreinte écologique du processus de conversion –, il est non seulement vert, mais ultra-vert! « Plus précisément, AVJET / TSAS récu ‐ père des compo ‐ santes d'automobiles gravement acciden ‐ tées et leur donne une deuxième vie, et ce, sans même effec ‐ tuer de modi f ica ‐ tions. Elle les intègre tout simplement à ses tracteurs qui, so ‐ lidi f iés et repeinturés par la même occasion, acquièrent une durée de vie d'une vingtaine d'années supplémentaires. » Ces véhicules sont ainsi dotés d'une autonomie dépassant les 400 km, ce qui leur permet de fonctionner en moyenne quatre ou cinq jours sans être rechargés. « En comparaison, les autres véhicules électriques disponibles sur le marché atteignent tout juste les huit heures d'autonomie; ils sont beaucoup moins puis ‐ sants et, au surplus, très mal adaptés au climat québécois. » Déjà, AVJET / TSAS a converti une trentaine de ses véhicules, poursuivant la tâche au rythme d'environ trois par mois. Éven- tuellement, elle estime pouvoir atteindre une cadence men- suelle de 10 véhicules. Dès lors, elle envisage de commencer à les commercialiser. Un axe de croissance prometteur, qui nous convainc d'y aller d'une petite prédiction : voilà une entreprise qui n'a pas f ini d'accroître son nombre d'employés et de renforcer son posi- tionnement sur le marché canadien de l'aviation… Pour obt ir plus d'information : 1 866 472 ‐ 0007 ou avjet.ca Q AVJET | TSAS, c'est : • plus de 30 ans d'expérience; • plus de 1500 employés; • plus de 120 lignes aériennes et opérateurs d'aéronefs desservis; • plus de 45 points de service au Québec, en Ontario, dans les Maritimes et à Terre-Neuve-et-Labrador. Opération de dégivrage d’un avion gros porteur par TSAS. Ces composantes de la Chevrolet Bolt seront récupérées dans la conversion des tracteurs.

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