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• Volume 37 Numéro 4 30 exemple des Cessna 310 et 337. Des appareils capables d’accueil- lir l’équipement, un pilote, et un navigateur. Les « pointeurs » sont responsables d’établir des coordonnées GPS précises sur chaque foyer d’incendie. Ils établissent aussi les priorités d’interventions et coordonnent les équipes au sol en tournant autour du feu comme un vautour autour de sa proie. Par exemple, il dira aux pi- lotes des bombardiers d’eau dans quel lac s’approvisionner ou dira aux hélicoptères quand et où déposer les pompiers. Une seule fréquence radio est utilisée par les « aéropointeurs » pour faire leur travail et tous les intervenants sont à l’écoute de celle-ci pour suivre les précieuses directives provenant du ciel. Les fréquences de la SOPFEU ne sont pas publiées et ne doivent pas être utilisées par les aéronefs non participants. Un peu comme un contrôleur du ciel, les « aéropointeurs » sont un maillon essentiel dans les combats de feux de forêt, car ils s’as- surent de coordonner l’intervention des pompiers sur le terrain et dans le ciel. Finalement, entrent en scène les bombardiers d’eau et les héli- coptères. Habituellement les bombardiers d’eau sont des CL-415, maintenant appelés Bombardier 415. Des bimoteurs robustes, turbopropulsés, et capables de transporter plus de 6000 litres d’eau à chaque passage. Les hélicoptères, quant à eux, pourront aussi transporter de l’eau, mais sont surtout utilisés pour trans- porter du matériel et des pompiers. Bref, les feux de forêt représentent un dé f i de coordination pour l’aviation particulière- ment cette année. Nous constatons que chaque membre de l’équipe a un rôle bien précis à jouer et rien n’est laissé au hasard. En conclusion : il est très important que les pilotes de brousse ou autres curieux du ciel se tiennent à l’écart de chaque intervention. Voici donc un extrait du règlement aérien canadien (RAC) à pro- pos de cette question. Restrictions relatives à l’utilisation d’aéronefs lors des feux de forêt 601.15 Interdiction d’utiliser un aéronef dans les cas suivants : a) à une altitude inférieure à 3 000 pieds AGL au-dessus d’une région sinistrée ou de la région située à moins de cinq milles marins de la région sinistrée ; b) dans tout espace aérien indiqué dans un NOTAM délivré en vertu de l’article 601.16. Délivrance d’un NOTAM visant des restrictions relatives à l’utilisation des aéronefs lors des feux de forêt ; 601.16 Le ministre peut délivrer un NOTAM qui vise des restric- tions relatives à l’utilisation des aéronefs lors des feux de forêt et qui indique les renseignements suivants : a) l’endroit et l’étendue d’une région sinistrée ; b) l’espace aérien où des opérations de lutte contre l’in- cendie sont en cours. Exceptions 601.17 L’article 601.15 ne s’applique pas aux personnes suiv- antes : a) les personnes qui utilisent un aéronef à la demande du responsable de la lutte contre l’incendie compétent ; b) les membres du personnel du ministère des Trans- ports qui utilisent un aéronef dans l’exercice de leurs fonctions de surveillance et d’application de la législation aérienne. Il y a actuellement plus de 1200 pompiers provenant d’un peu partout au Canada et de l’étranger pour combattre la centaine de feux en activité dans le Nord du Québec. Nous aimerions les re- mercier pour leur courage et leur travail remarquable. Laissons- les travailler en toute sécurité en respectant leurs périmètres d’intervention.

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