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besoins spéci f iques peut prendre de trois à cinq mois environ. Ensuite, la gestion d’un aéronef d’affaires présente des coûts abordables selon des modalités. Sept appareils étaient sur place en démonstration, dont un SR-22T f lambant neuf et un Vision Jet de la compagnie Cirrus Aircraft. La compagnie Fly GTA avait envoyé un Jet exécutif. L’événement, à sa troisième édition cette année, s’est poursuivi en soirée avec une prestation du violoniste de réputation in- ternationale Alexandre Da Costa, suivie par une vente aux en- chères au pro f it de la fondation Healing Wings. Un potentiel énorme à évelopper « Le domaine de l’aviation, c’est une passion partagée par une multitude de personnes », souligne Mehran Ebrahimi, profes- seur à l’École des sciences de la gestion à l’UQAM et directeur de l’Observatoire international de l’Aéronautique et de l’Avia- tion civile (OIAAC). Différents publics sont attirés par les avions. L’aéroport de- vient comme un parc d’attractions pour les gens qui ont tout simplement du plaisir à les voir sur les pistes et dans le ciel. C’est l’occasion pour une activité familiale intéressante. D’au- tres personnes sont intéressées par les avancées technolo- giques. Et, pour la majorité des gens au Québec, l’avion reste synonyme de loisirs et de voyages à bord d’avions gros por- teurs. Selon M. Ebrahimi, il existe une réalité méconnue qui est pourtant un instru- ment de développement social et économique avec un potentiel énorme à dé- velopper au Québec. Il s’agit de l’aviation géné- rale avec ses petits aéro- ports, les avions privés et les appareils affrétés pour les affaires. Il cite l’exemple des États- Unis qui reconnaissent la valeur économique et le pouvoir d’achat des pro- priétaires d’avions privés au nombre d’environ 300 000. « C’est une activité qui permet d’engranger des milliards de dollars chaque année. » « Ici, au Québec, nous avons une longue tradition dans l’avia- tion. Le premier salon d’aviation a eu lieu à Montréal en 1908. Ce n’est pas pour rien que nous sommes parmi les meilleurs au monde. Il faut capitaliser sur cet engouement pour en faire un levier de création de richesse et de développement écono- mique et social », termine M. Mehran Ebrahimi, directeur de l’OIAAC. Q JUILLET / AOÛT 2023 20 Mehran Ebrahimi ÉVÉNEMENT

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